Saint-Camille-de-Lellis : travaux majeurs d'infrastructure

Par Michel De Smet

Le 8 août, la municipalité de Saint-Camille-de-Lellis, une localité de Chaudière-Appalaches située à proximité de l'État du Maine, entreprenait un important chantier visant la modernisation de ses infrastructures de conduites de distribution d'eau potable et des eaux usées sous la route 204. Ces travaux se déroulent parallèlement à ceux dirigés par le ministère des Transports du Québec (MTQ) qui visent à construire un réseau d'égouts pluvial dont la localité était dépourvue jusqu'ici.

 

« Les travaux se déroulent simultanément. C'est la même équipe qui œuvre au creusage des tranchées, à l'installation des conduits, au remblayage et au pavage de la route puisque les trois différentes conduites se retrouvent dans la même tranchée », explique Paul-David Bouffard, chargé de projet en transport chez Genivar.

 

Le chantier se déroulera sur une longueur approximative de deux kilomètres sous la route 204, soit la longueur totale du réseau d'égouts pluvial. Quant aux canalisations d'eau potable et des eaux usées, elles ne totaliseront que 1,4 kilomètre.

 

La firme d'ingénierie Genivar est impliquée dans le projet depuis 2008. Elle fut en charge des premières études préliminaires du projet, puis, plus récemment, de la conception des plans et devis. Le 6 juin dernier, conjointement avec la municipalité, Genivar a procédé à l'ouverture des soumissions pour la sélection de l'entrepreneur général qui se charge de la totalité des travaux. Le choix s'est porté sur Giroux et Lessard, de Saint-Georges de Beauce, pour un montant de 6 734 205,25 $.

 

L'enveloppe budgétaire pour l'ensemble des travaux, honoraires de professionnels et taxes incluses, s'établit 9,5 millions $. Celle-ci se subdivise en deux parts. Le MTQ investit 7,1 millions $ pour les travaux de construction de l'égout pluvial et d'aménagement de la route 204. Quant aux 2,4 millions $ restants, ils seront affectés au remplacement des réseaux d'aqueduc et d'égouts sanitaires. Dans ce second  montant, la contribution de la municipalité s'élève à 629 339 $, alors que 516 000 $ proviendront du Programme de la taxe sur l'essence et de la contribution du Québec (TECQ) 2010-2013. Le complément, soit 1 258 680 $, est défrayé par le Programme d'infrastructures Québec-Municipalités (PIQM). 

 

Un chantier complexe

 

Avant de démarrer le chantier, la Municipalité a mandaté le Groupe LVM Technisol, une filiale de Dessau, pour mener des études géotechniques sous la route. Celles-ci ont révélé que le sol contenait des débris de béton, de métaux et de bois qu'il faudra excaver sur une profondeur de deux mètres. « C'est évidemment une mauvaise nouvelle, souligne Paul-David Bouffard. Normalement, il faut ensuite combler le sol excavé par du sable comportant une granulométrie très précise. Cela aurait alourdi considérablement la facture finale. Nous avons donc opté pour disposer, en surface, une qualité de sable optimale sur une profondeur d'un mètre seulement. Le second mètre d'épaisseur sera composé de ce qui est communément appelé une infrastructure améliorée ; c’est une solution plus économique qui permet le remplissage par un mélange de roc et de sable résistant au gel et disposant d’une bonne propriété de drainage. »

 

En outre, la circulation automobile dans la municipalité représente un défi supplémentaire. La route 204 qui traverse Saint-Camille-de-Lellis est à la fois très étroite par endroits et fortement achalandée puisque quelque 1 500 véhicules y circulent quotidiennement. De ce nombre, 22 % sont des poids lourds.

 

Afin d'éviter de trop grands désagréments aux résidents, il a donc été décidé de diviser le chantier en six phases distinctes. Chaque étape va correspondre à l'aménagement de voies de détournement spécifiques, voire la construction de courts tronçons routiers, destinés aux camions ainsi qu'à la circulation en transit.

 

Ainsi, seule la circulation locale sera autorisée sur la totalité de la route 204 pendant toute la durée du chantier qui va se dérouler en deux temps. Une première séquence de travaux sera menée d'août à la fin d’octobre 2011. Le chantier sera ensuite paralysé durant la saison hivernale pour reprendre vers la mi-mai et s'achever à la fin de septembre 2012.

 


Cet article est paru dans l’édition du mardi 9 août 2011 du journal Constructo. Pour un accès privilégié à l’ensemble des contenus et avant-projets publiés par Constructo, abonnez-vous !