Le chantier s'active depuis janvier dans le quartier Saint-Roch, à Québec, où prend forme le Ludovica – Appartements Urbains. L'immeuble à structure de béton comptera de quatre à sept étages. Il abritera 96 unités locatives à être livrées au début de juin 2027.
Le projet, mené par Les Immeubles Poirier et l’Alliance DBG, a élu domicile à l'angle des rues Dorchester et Lalemant. Il ne comporte qu'une seule phase d'une valeur estimée à plus de 20 M$.
« Il s'agit d'une revitalisation commerciale », explique Vincent Poirier, copropriétaire, avec son frère Samuel, des Immeubles Poirier. « Nous avons acheté une ancienne cour à scrap qui avait le même propriétaire depuis une quarantaine d'années, pour pouvoir faire un projet de construction. Nous n'avions pas vraiment de plan, à l'époque. » Il y a de cela cinq ans, au fil desquels la jeune équipe a acquis les lots voisins. « Nous avons finalement acheté toute la rue. Après maintes tentatives, nous avons réussi à faire accepter ce projet auprès de la Ville. »
En effet, depuis 2024, l'administration municipale encourage ce genre d'initiative par l'entremise d’un crédit de taxes résidentielles visant à réduire les coûts associés à l'aménagement ou à la mise à niveau d'infrastructures situées dans des zones stratégiques à revitaliser, soit certains secteurs ciblés des quartiers D’Estimauville, l'entrée de ville et le secteur sud du centre-ville du quartier de Saint-Roch ainsi que le pôle urbain Wilfrid-Hamel–Laurentienne. Dans le cas du Ludovica, le programme couvre la majeure partie des frais de décontamination du terrain.
Y seront offertes, selon une formule tout inclus, des unités dont 75 % seront des studios de trois pièces et demie – dont dix seront abordables –, et des unités de quatre et de cinq pièces et demie. Les espaces communs comprendront un gymnase situé au cinquième niveau, une terrasse dotée d'un sauna avec vue sur la haute-ville, sur le toit du quatrième niveau, une salle communautaire et un espace de cotravail avec cuisine, au rez-de-chaussée, de même qu'une cour aménagée.
D'un soleil à l'autre
« Ce qui vient un peu démarquer notre projet, c'est qu'il n'y a pas de corridors intérieurs, mis à part les espaces communs », indique Vincent Poirier. Les locataires auront plutôt accès à leur logement via une coursive extérieure accessible par ascenseur. Toutefois, comme il s'agira de logements traversants plein nord et plein sud, les résidents auront droit au lever et au coucher du soleil.
Diverses mesures, notamment l'isolation et les fenêtres à triple vitrage, permettront de dépasser de 25 %, comme le prescrit le code sur l'efficacité énergétique.
Pour mener à bien son projet, le promoteur a retenu les services de l'entrepreneur général Groupe Tur-Co, de l'Atelier Guy architectes, du Groupe SID (ingénierie structurelle et civile), de même que des entrepreneurs spécialisés Gonthier Électrique, Plomberie de la Capitale et Air Nova, celle-ci pour la ventilation. « Nous sommes allés en appel d'offres et nous avons choisi nos sous-traitants en fonction de leurs propositions. »
Vincent et Samuel Poirier ont repris les rênes de l'entreprise paternelle, qui évolue depuis quatre décennies dans la rénovation et la gestion d'immeubles existants, principalement dans les secteurs Saint-Sacrement, Saint-Roch, Saint-Sauveur et Montcalm. Il s'agit donc, pour les deux frérots, d'un tout nouveau créneau. D'autres projets devraient suivre, à terme, cette première expérience d'un chantier d'envergure, prévoit Vincent Poirier.

